Haut Koenigsbourg – Donjon – Photogrammétrie intérieure

Cet article vise à présenter quelques vues 3D issues d’un travail photogrammétrique réalisé début 2026 dans le donjon du Château du Haut Koenigsbourg.

 
Suite à l’article précédent relatif aux Escaliers en colimaçon, l’idée était de poursuivre les recherches visant à affiner la méthodologie précédemment expérimentée, et compléter par d’autres expérimentations.

 
Remarque : pour le visionnage dans sketchfab, nous avons dû réduire le poids des fichiers et donc la qualité des modèles ; les fichiers originaux sont géométriquement et visuellement plus précis.

 

 
Rappel du principe de la photogrammétrie

 
À partir d’un lot de photographies capturées sous différentes perspectives, le but est de reconstruire en 3D le sujet photographié, en l’occurrence, ici, la partie inférieure de l’escalier du donjon évoqué plus haut.

 

On aurait pu utiliser une autre technologie, géométriquement encore plus précise, à savoir le relevé laser, mais nous n’aurions alors pas eu la qualité photographique souhaitée.

 

 
Escaliers du donjon

 
En multipliant les photos sur toute la montée de l’escalier (plusieurs milliers), on peut reconstruire l’ensemble de l’ascension, et reconstituer ainsi, pierre par pierre, virage après virage, non seulement la géométrie des pierres, mais aussi la texture de ces dernières et les gravures faites par les tailleurs.

 

 

Salles du donjon

 
En multipliant plus encore les photos, on met en évidence la superposition des salles, ceinturée à l’intérieur de la spirale de marches, et on montre ainsi la fiabilité de la technologie qui, rappelons le, se base uniquement sur des photos et aucunement sur des mesures. Seul un recalage est fait à la fin, en calibrant l’échelle.

 

Dans le temps qui nous était imparti, nous avons pu relier de manière fiable 3 des 4 salles de la tour. Celle incluant la citerne d’eau (niveau 4) reste à faire. Celle du sous-sol (niveau 0), la poudrière, a été relevée indépendamment.


 
La poudrière
Au sous-sol du Donjon.

 

 

 
Conclusion

 

Au fur et à mesure, la méthodologie s’affine. Pour autant, il existe encore des marges de progression, l’idée étant de trouver un bon compromis entre temps passé à faire et traiter les relevés, et qualité du résultat.
 
Un grand merci aux membres de l’association Burginzepocket pour leur participation active à ce relevé. C’est toujours extrêmement motivant de travailler en équipe pour progresser et pousser le plus loin possible les limites des méthodologies.

 

 

 

 

 

 





Sinon, juste pour le plaisir, pour ceux qui naviguent sur PC ou sur une grande tablette, un petit souvenir 2008 réalisé par Alsace 360 … (soucis sur certains mobiles)